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	<title>Guide du marseille colonial</title>
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	<description>Accompagne le Guide du Marseille colonial. Explore Marseille, recense les traces et les empreintes de l'histoire coloniale et esclavagiste</description>
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		<title>D&#233;coloniser et d&#233;faire la fabrique m&#233;morielle de l'espace public : enjeux politiques &#224; l'&#233;chelle locale.</title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/Decoloniser-et-defaire-la-fabrique-memorielle-de-l-espace-public-enjeux</link>
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&lt;p&gt;Le 17 avril, Orient XXI a publi&#233; un article du journaliste Selim El Meddeb intitul&#233; Marseille &#171; Sur les traces de l'empire colonial &#187;. Alors qu'une telle question exigerait une v&#233;ritable &#233;criture de la rupture, on peut d&#233;plorer que sa dimension politique soit neutralis&#233;e, d&#232;s lors qu'elle est constamment rabattue sur un registre moralisateur, transformant Marseille en une &#233;ni&#232;me citadelle &#224; arracher au pr&#233;tendu gouffre colonial. Une Marseille d&#233;figur&#233;e dont le seul salut viendrait de plaques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L150xH130/9.bugeaus-cavaignac-069ea.jpg?1777116574' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='130' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 17 avril, Orient XXI a publi&#233; un article du journaliste Selim El Meddeb intitul&#233; Marseille &#171; Sur les traces de l'empire colonial &#187;. Alors qu'une telle question exigerait une v&#233;ritable &#233;criture de la rupture, on peut d&#233;plorer que sa dimension politique soit neutralis&#233;e, d&#232;s lors qu'elle est constamment rabattue sur un registre moralisateur, transformant Marseille en une &#233;ni&#232;me citadelle &#224; arracher au pr&#233;tendu gouffre colonial. Une Marseille d&#233;figur&#233;e dont le seul salut viendrait de plaques explicatives pos&#233;es, tel un linceul, sur chaque fant&#244;me colonial qui pourtant continue de vivre en chacun de nous et de nous faire front. Non, l'histoire coloniale et l'espace o&#249; se logent ses ossements ne sont pas enterr&#233;s ! M&#234;me quand ils le sont, leurs odeurs continuent de nous poursuivre, nous rappelant combien il est urgent de fabriquer nos propres s&#233;pultures loin des d&#233;possessions successives de notre histoire auxquelles nous habituent les politiques publiques soucieuses de s'aligner sur le r&#233;cit fran&#231;ais de la colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retenons tout de m&#234;me que cet article pose n&#233;anmoins une question essentielle au lendemain d'une &#233;lection municipale qui installe le RN comme unique force politique d'opposition : &lt;strong&gt;Quelles politiques publiques sur les questions coloniales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/IMG/jpg/9.bugeaus-cavaignac.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH433/9.bugeaus-cavaignac-d64cc.jpg?1777116575' width='500' height='433' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 17 avril, Orient XXI a publi&#233; un article du journaliste Selim El Meddeb intitul&#233; Marseille &#171; Sur les traces de l'empire colonial &#187;. Alors qu'une telle question exigerait une v&#233;ritable &#233;criture de la rupture, on peut d&#233;plorer que sa dimension politique soit neutralis&#233;e, d&#232;s lors qu'elle est constamment rabattue sur un registre moralisateur, transformant Marseille en une &#233;ni&#232;me citadelle &#224; arracher au pr&#233;tendu gouffre colonial. Une Marseille d&#233;figur&#233;e dont le seul salut viendrait de plaques explicatives pos&#233;es, tel un linceul, sur chaque fant&#244;me colonial qui pourtant continue de vivre en chacun de nous et de nous faire front. Non, l'histoire coloniale et l'espace o&#249; se logent ses ossements ne sont pas enterr&#233;s ! M&#234;me quand ils le sont, leurs odeurs continuent de nous poursuivre, nous rappelant combien il est urgent de fabriquer nos propres s&#233;pultures loin des d&#233;possessions successives de notre histoire auxquelles nous habituent les politiques publiques soucieuses de s'aligner sur le r&#233;cit fran&#231;ais de la colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retenons tout de m&#234;me que cet article pose n&#233;anmoins une question essentielle au lendemain d'une &#233;lection municipale qui installe le RN comme unique force politique d'opposition : &lt;em&gt;Quelles politiques publiques sur les questions coloniales ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposerons ici quelques pistes, en commen&#231;ant par dresser un bilan de l'action de l'&#233;quipe municipale sortante, tout en soulignant que pour nous, le colonialisme n'est pas une affaire de comm&#233;moration ou de c&#233;l&#233;bration et ne peut se conjuguer au pass&#233;. La comm&#233;moration poss&#232;de ce pouvoir de vous rendre d&#233;sirable, f&#251;t-ce l'espace d'un court instant, orchestr&#233;e par un pouvoir politique qui, dans le m&#234;me temps, perp&#233;tue des logiques de s&#233;gr&#233;gation visant les habitants des quartiers populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eu &#233;gard de la politique de m&#233;pris et de silenciation men&#233;e pendant plus de 25 ans par la municipalit&#233; de Jean-Claude Gaudin, nous pouvons, toutefois, porter au cr&#233;dit de la municipalit&#233; quelques avanc&#233;es : la disparition du nom de Bugeaud, d'abord pour une &#233;cole puis pour une rue. Ainsi que l'attribution de nouvelles voies de noms de personnalit&#233;s engag&#233;es contre le colonialisme : l'&lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/Une-Esplanade-Gisele-Halimi-a-Marseille-2eme-arrondissement' target=&#034;_blank&#034;&gt;esplanade Gis&#232;le Halimi&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/Une-place-Baya-Jurquet-Bouhoune-a-Marseille' target=&#034;_blank&#034;&gt;la place Baya Bouhoune-Jurquet&lt;/a&gt;, &lt;a href='http://guidedumarseillecolonial.fr/Une-traverse-Assia-Djebar-a-Marseille' target=&#034;_blank&#034;&gt;la traverse Assia Djebar&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/Une-rue-Paulette-Nardal-a-Marseille' target=&#034;_blank&#034;&gt;la rue Paulette Narda&lt;/a&gt;l, auxquelles s'ajoutent l'avenue Ibrahim Ali et l'avenue de la Marche pour l'&#233;galit&#233; et contre le racisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de rappeler que ces transformations fragmentaires ne proc&#232;dent ni d'un &#233;lan spontan&#233; de la municipalit&#233; ni d'une soudaine illumination divine. Elles s'inscrivent dans la prise en compte d'une question pourtant centrale pour comprendre une ville &#233;ventr&#233;e par plus de quatre si&#232;cles d'histoire coloniale. Ces avanc&#233;es, aussi modestes soient-elles, sont d'abord le fruit de mobilisations locales men&#233;es par les nombreux collectifs qui fa&#231;onnent la ville depuis des d&#233;cennies et qui d&#233;noncent une politique m&#233;morielle travers&#233;e par de nombreuses contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut ainsi regretter le maintien de la rue Cavaignac, perpendiculaire &#224; l'ancienne rue Bugeaud. Mais aussi l'effacement pur et simple des acteurs et actrices de cette lutte, totalement ignor&#233;&#183;es lors de l'inauguration officielle de l'&#233;cole Ahmed Litim. L'&#233;quipe municipale ayant pr&#233;f&#233;r&#233; l'invitation du CRIF, qui, semble-t-il serait l'acteur le plus propice &#224; une possible incarnation d'une vision d&#233;coloniale du monde. De la m&#234;me mani&#232;re, les choix op&#233;r&#233;s dans les d&#233;lib&#233;rations municipales tendent &#224; effacer la port&#233;e politique des figures mises &#224; l'honneur : Baya Bouhoune-Jurquet et Assia Djebar y sont d&#233;pouill&#233;es de leur alg&#233;rianit&#233; mais surtout de leur engagement dans la guerre de lib&#233;ration. Tandis que Gis&#232;le Halimi est r&#233;duite &#224; la seule figure d'&#171; avocate f&#233;ministe &#187;, occultant ses origines tunisiennes et son combat anticolonialiste aux c&#244;t&#233;s du Front de Lib&#233;ration Nationale au c&#244;t&#233; du peuple alg&#233;rien comme celui du peuple palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, ces femmes, pourtant r&#233;sistantes, se trouvent r&#233;duites &#224; des symboles de c&#233;l&#233;bration consensuelle. Ces honneurs tendent &#224; les d&#233;poss&#233;der de leurs combats et traduisent une volont&#233; d'en neutraliser la port&#233;e subversive. Comme s'il leur &#233;tait refus&#233; d'incarner aussi des figures de combattantes, d'autant plus qu'il s'agit d'une lutte men&#233;e contre la France coloniale dont nous sommes en partie les h&#233;ritier&#183;es. Nous que l'on rel&#232;gue, encore, aujourd'hui dans des quartiers s&#233;gr&#233;gu&#233;s et des logements indignes et insalubres. Pour la municipalit&#233;, figer les personnages sous un prisme strictement orientaliste revient &#224; neutraliser toute la charge insurrectionnelle que comporte la figure combattante de ces derni&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l'occasion pour le pouvoir politique d'investir ou de sur-investir la dimension sc&#233;nique ou cynique de la question coloniale au d&#233;triment de sa port&#233;e historique et de l'exigence de justice et de r&#233;paration qu'elle implique. Comme si la simple mise &#224; l'honneur du nom de ces femmes suffisait &#224; nous d&#233;tourner d'un v&#233;ritable droit &#224; la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ces mises en sc&#232;nes contrastent avec des positions politiques plus larges : le maintien de relations privil&#233;gi&#233;es avec Isra&#235;l. Le refus d'envisager un jumelage avec Gaza, et de rompre celui avec Ha&#239;fa ou l'arr&#234;t du partenariat ill&#233;gal sign&#233; en 2006 avec la mairie de J&#233;rusalem. Sans oublier l'annulation, en 2024, de la mise &#224; disposition d'une salle municipale o&#249; Amnesty International devait pr&#233;senter son rapport sur la politique d'apartheid de l'&#201;tat isra&#233;lien. Autant d'&#233;l&#233;ments qui interrogent la coh&#233;rence d'une politique municipale encore marqu&#233;e par des logiques de s&#233;lection, d'effacement et de d&#233;politisation des m&#233;moires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce nouveau mandat, notre collectif bien qu'il n'ait jamais &#233;t&#233; convi&#233; &#224; la table des discussions continue de vous interpeller et entend formuler des propositions claires, &#224; la hauteur des enjeux, en partant d'un principe simple que rappelait d&#233;j&#224; Frantz Fanon : &#171; &lt;em&gt;Chaque g&#233;n&#233;ration doit, dans une relative opacit&#233;, d&#233;couvrir sa mission, la remplir ou la trahir. &lt;/em&gt; &#187; Nous continuerons donc d'assurer une critique constante d'un r&#233;gime d'interpr&#233;tation qui tend &#224; vider l'espace de sa dimension politique. Cette responsabilit&#233; est n&#244;tre, elle nous incombe collectivement, qu'il s'agisse des Marseillais, des militants, des historiens ou encore des responsables politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet esprit, il ne peut &#234;tre question de prolonger des politiques fig&#233;es et comm&#233;moratives sans penser l'objet politique et sa port&#233;e &#233;mancipatrice pour chacun&#183;e des Marseillais&#183;es. Pour cela encore faudrait-il pouvoir les consulter et les inviter &#224; prendre pleinement part au d&#233;bat politique comme l'exigerait une v&#233;ritable politique de gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous appelons d'abord &#224; la convocation d'assises ou &#224; la mise en place d'une commission pour la d&#233;colonisation de l'espace public marseillais. Celle-ci doit &#234;tre r&#233;ellement ouverte aux associations, aux collectifs et aux citoyen&#183;nes engag&#233;&#183;es sur ces questions, et non confisqu&#233;e par les seuls cercles institutionnels, universitaires ou politiques. Toute politique m&#233;morielle ne peut &#234;tre d&#233;nu&#233;e de justice et strictement administr&#233;e d'en haut : elle doit se construire avec celles et ceux qui la vivent, la portent et la contestent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cessons de monumentaliser le pass&#233; et donnons r&#233;ellement &#224; Marseille l'&#233;lan d'une pens&#233;e critique et renouvel&#233;e sur son histoire. Celle d'un pass&#233; colonial mal dig&#233;r&#233;, dont les reflux macabres restent coinc&#233;s dans la gorge et continuent de nous interpeller sur notre coh&#233;rence. Il s'agit de faire de cette ville non pas seulement le th&#233;&#226;tre d'un affrontement n&#233;cessaire contre le Rassemblement National, mais une v&#233;ritable ville m&#233;diterran&#233;enne, qui embrasserait pleinement le combat anticolonialiste en s'engageant dans une politique de dignit&#233; pour chacune et chacun de ses habitant&#183;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit aussi de soutenir les nombreuses r&#233;sistances &#224; travers le monde, &#224; commencer par la Palestine, mise &#224; l'honneur chaque dimanche par les militants marseillais. Nous exigeons ainsi que soient pleinement prises en compte les revendications des associations de solidarit&#233; avec le peuple palestinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut, le risque est grand de voir perdurer la fabrique d'une narration institutionnelle, attach&#233;e aux valeurs sc&#233;niques aux d&#233;pens de la complexit&#233; historique, et de consolider ainsi une politique &#224; g&#233;om&#233;trie variable, o&#249; les principes affich&#233;s s'effacent devant les calculs diplomatiques et les silences strat&#233;giques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marseille, le 23 avril 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les &#171; z&#233;ro-un &#187;, une &#171; identit&#233; &#187; coloniale</title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/Les-zero-un-une-identite-coloniale</link>
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&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, la France doit reconstruire ses infrastructures et relancer son &#233;conomie. Pour faire face &#224; la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, elle fait appel &#224; des milliers de travailleurs venus de son empire colonial : d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne, d'Asie, mais aussi du sud de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela s'accentue dans les ann&#233;es 1950, les entreprises ont besoin de travailleurs dans les secteurs de l'automobile, du b&#226;timent et des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, la France doit reconstruire ses infrastructures et relancer son &#233;conomie. Pour faire face &#224; la p&#233;nurie de main-d'&#339;uvre, elle fait appel &#224; des milliers de travailleurs venus de son empire colonial : d'Afrique du Nord, d'Afrique subsaharienne, d'Asie, mais aussi du sud de l'Europe, comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'accentue dans les ann&#233;es 1950, les entreprises ont besoin de travailleurs dans les secteurs de l'automobile, du b&#226;timent et des mines. L'&#201;tat et les grandes entreprises se tournent alors vers les territoires coloniaux pour recruter des ouvriers, souvent jeunes, peu qualifi&#233;s et issus de milieux ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces hommes ont travaill&#233; dans les mines, les usines et sur les chantiers, contribuant directement &#224; la modernisation du pays pendant les Trente Glorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de nombreuses r&#233;gions colonis&#233;es, notamment au Maghreb, l'enregistrement &#224; l'&#233;tat civil n'&#233;tait pas syst&#233;matique. Ils n'existaient pas pour l'administration coloniale. Mais il fallait recruter et enregistrer les futurs ouvriers qui allaient venir faire tourner les usines. C'est alors que l'administration et les employeurs, qui avaient besoin de ces hommes, d&#233;cid&#232;rent de mettre &#224; jour leurs situations administratives. Lors du recrutement, de nombreux candidats ignoraient leur date exacte de naissance : ils connaissaient approximativement leur ann&#233;e et savaient seulement qu'ils &#233;taient n&#233;s &#171; en &#233;t&#233; &#187; ou &#171; en hiver &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette absence d'informations posait probl&#232;me aux employeurs et &#224; l'administration, qui devaient remplir les contrats de travail, les fiches de paie et les formulaires de s&#233;curit&#233; sociale. Face &#224; ces manques, une pratique arbitraire s'est install&#233;e : lors de l'examen m&#233;dical, une date de naissance &#233;tait fix&#233;e au hasard. Souvent, c'&#233;tait le &#171; z&#233;ro-un &#187;, le 1&#7497;&#691; janvier. Cette date devenait une solution administrative simple pour l'administration coloniale et le patronat. Mais pour tous les travailleurs coloniaux, qui subissaient d&#233;j&#224; la s&#233;gr&#233;gation et le racisme, cela repr&#233;sentait une d&#233;possession, elle effa&#231;ait une part de leur identit&#233; individuelle et les r&#233;duisait &#224; n'&#234;tre que des corps disponibles pour le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on retrouve cette trace dans les archives et les papiers d'identit&#233; de nombreux immigr&#233;s des ann&#233;es 1950 et 1960. L'usage du 1&#7497;&#691; janvier comme date par d&#233;faut illustre cette domination administrative h&#233;rit&#233;e du syst&#232;me colonial, o&#249; les autorit&#233;s imposaient des identit&#233;s simplifi&#233;es aux populations &#171; indig&#232;nes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation du mois de janvier s'appliquait aussi &#224; d'autres &#171; indig&#232;nes &#187;. Pour mes parents, est-ce le fruit du hasard ? Je ne le crois pas, ils sont n&#233;s tous les deux un 22 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le &lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.memmarseille.fr/Le-collectif-du-1er-janvier' target=&#034;_blank&#034;&gt;Collectif du 1&#7497;&#691; janvier&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;ravive cette m&#233;moire. Associations, chercheurs et descendants de ces travailleurs demandent la cr&#233;ation d'une journ&#233;e nationale de reconnaissance. Leur objectif est de rendre hommage &#224; ces g&#233;n&#233;rations d'immigr&#233;s qui ont particip&#233; &#224; la reconstruction de la France, et reconna&#238;tre officiellement leurs conditions de vie, souvent marqu&#233;es par la pr&#233;carit&#233;, le racisme et le manque de consid&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un article de Mediapart du 1&#7497;&#691; janvier 2026, Mathieu Magnaudeix rapporte les mots de Fa&#239;za Gu&#232;ne, cosignataire de l'appel : &#171; Le 1&#7497;&#691; janvier, c'est une violence, c'est la d&#233;possession. C'est la repr&#233;sentation de tout ce dont ces travailleurs ont &#233;t&#233; priv&#233;s : d'abord d'une vraie date de naissance. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 2026, des d&#233;put&#233;s du groupe &#233;cologiste et social tenteront de faire adopter &#224; l'Assembl&#233;e nationale une r&#233;solution pour instaurer cette journ&#233;e de reconnaissance, port&#233;e par la ministre de la Culture. Cette d&#233;marche s'inscrit dans un mouvement plus large de m&#233;moire, de justice historique et de replacer les travailleurs immigr&#233;s dans le r&#233;cit national fran&#231;ais, au m&#234;me titre que les anciens combattants ou les r&#233;sistants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de ce projet estiment qu'une telle journ&#233;e aurait une valeur symbolique forte : elle rappellerait que la France s'est aussi construite gr&#226;ce &#224; ces hommes venus d'ailleurs, souvent rest&#233;s anonymes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait aussi supprimer une autre injustice, l'&#201;tat fran&#231;ais exige des retrait&#233;s &#233;trangers, hors Union europ&#233;enne, qu'ils vivent au moins neuf mois par an sur le territoire pour percevoir leurs prestations sociales. Ce qui renforce encore plus leur isolement, en les emp&#234;chant de vivre avec leurs familles. Au lieu de leur rendre leur dignit&#233;, on les suspecte, comme si le doute devait en permanence peser sur eux, comme s'ils &#233;taient des fraudeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance serait un geste de v&#233;rit&#233;, un hommage rendu &#224; une m&#233;moire effac&#233;e de l'histoire sociale fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.mediapart.fr/journal/france/010126/le-collectif-du-1er-janvier-ravive-la-memoire-des-travailleurs-immigres' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.mediapart.fr/journal/france/010126/le-collectif-du-1er-janvier-ravive-la-memoire-des-travailleurs-immigres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.bondyblog.fr/societe/aux-chibanis-le-1er-janvier/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.bondyblog.fr/societe/aux-chibanis-le-1er-janvier/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.parlons-politique.fr/actualite-nationale/journee-nationale-pour-les-zero-un-reclamer-la-reconnaissance-des-milliers-de-travailleurs-immigres-de-lapres-guerre-en-france_6563/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.parlons-politique.fr/actualite-nationale/journee-nationale-pour-les-zero-un-reclamer-la-reconnaissance-des-milliers-de-travailleurs-immigres-de-lapres-guerre-en-france_6563/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/07/10/les-naissances-le-1er-janvier-dans-les-donnees-de-l-etat-civil-racontent-une-histoire-de-l-immigration-en-france_6181357_4355770.html' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2023/07/10/les-naissances-le-1er-janvier-dans-les-donnees-de-l-etat-civil-racontent-une-histoire-de-l-immigration-en-france_6181357_4355770.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.facebook.com/watch/?v=1254462879836147' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.facebook.com/watch/?v=1254462879836147&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/videos/video/2025/12/31/un-collectif-reclame-une-journee-de-reconnaissance-nationale-pour-les-travailleurs-immigres-de-l-apres-guerre_6660166_1669088.html' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/videos/video/2025/12/31/un-collectif-reclame-une-journee-de-reconnaissance-nationale-pour-les-travailleurs-immigres-de-l-apres-guerre_6660166_1669088.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sous couvert de libert&#233; d'expression : la persistance du racisme colonial</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le choix de Riss de repr&#233;senter Rokhaya Diallo sous les traits de Jos&#233;phine Baker interroge. Jos&#233;phine Baker &#233;tait une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue d'origine afro-am&#233;ricaine dont la carri&#232;re a &#233;t&#233; propuls&#233;e par l'exotisme coloniale et raciste de cette &#233;poque. Son succ&#232;s reposait largement sur l'acceptation d'une figure noire &#171; exotique &#187;, mais surtout d&#233;nu&#233;e de toute dimension subversive. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lors de la Revue n&#232;gre, elle interpr&#232;te notamment un tableau intitul&#233; &#171; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le choix de Riss de repr&#233;senter Rokhaya Diallo sous les traits de Jos&#233;phine Baker interroge. Jos&#233;phine Baker &#233;tait une chanteuse, danseuse, actrice et meneuse de revue d'origine afro-am&#233;ricaine dont la carri&#232;re a &#233;t&#233; propuls&#233;e par l'exotisme coloniale et raciste de cette &#233;poque. Son succ&#232;s reposait largement sur l'acceptation d'une figure noire &#171; exotique &#187;, mais surtout d&#233;nu&#233;e de toute dimension subversive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la Revue n&#232;gre, elle interpr&#232;te notamment un tableau intitul&#233; &#171; la Danse sauvage &#187;, o&#249; elle appara&#238;t presque nue, v&#234;tue d'une ceinture de bananes, &#233;voluant dans un d&#233;cor de savane. Cette mise en sc&#232;ne repose sur des st&#233;r&#233;otypes coloniaux profond&#233;ment racistes, o&#249; le corps de la femme noire est &#224; la fois sexualis&#233; et folkloris&#233; pour le regard de spectateurs blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233;phine Baker &#171; Un jour, j'ai r&#233;alis&#233; que j'habitais dans un pays o&#249; j'avais peur d'&#234;tre noire. (...) Je me suis sentie lib&#233;r&#233;e &#224; Paris. &#187; Cependant, malgr&#233; les discriminations v&#233;cues aux Etats-Unis, elle n'a jamais remis en cause l'empire colonial fran&#231;ais, en glorifiant sa seconde patrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engag&#233;e pendant la Seconde Guerre mondiale, Jos&#233;phine Baker fut correspondante des services secrets fran&#231;ais et chante devant les troupes alli&#233;es en Afrique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard, elle soutint activement la lutte contre le racisme et le mouvement des droits civiques aux &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul lien que l'on peut &#233;tablir entre Jos&#233;phine Baker et Rokhaya Diallo r&#233;side finalement dans leur exp&#233;rience respective du racisme : l'une aux &#201;tats-Unis, l'autre en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la r&#233;f&#233;rence &#224; Jos&#233;phine Baker dans le dessin de Riss repose sur une iconographie coloniale choquante : l&#232;vres &#233;paisses, corps cambr&#233;, ceinture de bananes, posture offerte au regard de l'homme blanc. Cette repr&#233;sentation ne renvoie qu'&#224; une seule &#171; identit&#233; &#187; possible pour la femme noire,&#8239;celle d'un corps &#233;rotis&#233; et disponible,&#8239;sans donner &#224; voir sa pens&#233;e, son engagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, cette imagerie ne pr&#233;sente aucun lien explicite avec le texte qu'elle est cens&#233;e illustrer. Elle trahit au contraire une absence de r&#233;flexion sur ce qu'elle pr&#233;tend d&#233;noncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence &#224; Jos&#233;phine Baker ne peut en aucun cas servir &#224; illustrer une th&#232;se sur la la&#239;cit&#233;, ni &#233;voquer une suppos&#233;e &#171; communaut&#233; raciale &#187; qui nierait l'art et les combats de l'artiste. Ce dessin ne traduit rien d'autre qu'une mise en sc&#232;ne humiliante et d&#233;gradante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La divergence d'opinion entre Rokhaya Diallo et le journal sur la question de la la&#239;cit&#233; ne saurait justifier un humour raciste et sexiste, qui contribue seulement &#224; perp&#233;tuer des st&#233;r&#233;otypes d'un autre &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier comme aujourd'hui, les corps des femmes noires continuent d'&#234;tre insult&#233;s et d&#233;shumanis&#233;s. En 2013, Jean-Marie Molitor, directeur du journal d'extr&#234;me droite Minute, a &#233;t&#233; condamn&#233; pour &#171; injure &#224; caract&#232;re racial &#187; apr&#232;s avoir titr&#233; : &#171; Taubira retrouve la banane &#187;, comparant la garde des Sceaux &#224; un singe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rokhaya Diallo est journaliste, autrice, &#233;ditorialiste et r&#233;alisatrice. Militante afrof&#233;ministe, antiraciste et d&#233;coloniale, elle est cofondatrice de l'association Les Indivisibles. Aux &#201;tats-Unis, elle est reconnue par certains comme l'une des voix antiracistes les plus influentes de France et d'Europe. En 2020, elle rejoint la section Global Opinions du Washington Post en tant que contributrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses prises de position ont suscit&#233; de nombreuses pol&#233;miques, notamment en raison de son opposition &#224; la loi interdisant les signes religieux dans les &#233;coles publiques, de son soutien aux r&#233;unions en &#171; non-mixit&#233; &#187;, ainsi que de ses d&#233;clarations sur l'existence d'un &#171; racisme d'&#201;tat &#187; en France. Ses positions et ses liens suppos&#233;s avec le mouvement des Indig&#232;nes de la R&#233;publique ont &#233;galement aliment&#233; le d&#233;bat public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, Charlie Hebdo a une nouvelle fois publi&#233; un dessin raciste visant Rokhaya Diallo. Cette caricature ne suscite aucun d&#233;bat r&#233;el sur les id&#233;es ou les d&#233;saccords politiques. Elle s'inscrit plut&#244;t dans la continuit&#233; d'une imagerie h&#233;rit&#233;e du pass&#233; colonial, o&#249; les corps des femmes noires sont d&#233;form&#233;s et instrumentalis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'&#233;largir la discussion sur les enjeux de la&#239;cit&#233;, d'&#233;galit&#233; ou de libert&#233; d'expression, ce type de repr&#233;sentation ferme le dialogue et ravive les blessures d'une m&#233;moire collective marqu&#233;e par le racisme et la domination. Une satire qui pr&#233;tend interroger la soci&#233;t&#233; perd toute valeur critique lorsqu'elle repose sur l'humiliation et la caricature raciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rokhaya Diallo a re&#231;u un large soutien suite &#224; la caricature de Charlie Hebdo, malgr&#233; une couverture m&#233;diatique limit&#233;e. Ces appuis proviennent principalement d'&#233;lus de gauche, d'organisations antiracistes et de d&#233;fenseurs d'une la&#239;cit&#233; critique. Certains &#233;lus de gauche et associations de droits humains ont condamn&#233; une caricature aux relents coloniaux. Des collectifs antiracistes, intellectuels et m&#233;dias engag&#233;s (Regards, La Vigie de la La&#239;cit&#233;, Mediapart) ont &#233;galement d&#233;fendu Rokhaya Diallo. Par ailleurs, des personnalit&#233;s attach&#233;es &#224; la libert&#233; d'expression et qui soutiennent Charlie Hebdo, ainsi que certains d&#233;fenseurs de la la&#239;cit&#233;, ont exprim&#233; leur solidarit&#233; envers elle, en distinguant la libert&#233; de caricaturer d'un dessin jug&#233; raciste et humiliant.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Liens&lt;/h3&gt;&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://regards.fr/charlie-hebdo-et-rokhaya-diallo-le-racisme-en-heritage/' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://regards.fr/charlie-hebdo-et-rokhaya-diallo-le-racisme-en-heritage/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.youtube.com/shorts/FGYI4lZ_MsI' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.youtube.com/shorts/FGYI4lZ_MsI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.humanite.fr/medias/antiracisme/rokhaya-diallo-denonce-une-caricature-raciste-delle-publiee-par-charlie-hebdo' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.humanite.fr/medias/antiracisme/rokhaya-diallo-denonce-une-caricature-raciste-delle-publiee-par-charlie-hebdo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>12 octobre 1925 &#8211; 12 octobre 2025</title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/12-octobre-1925-12-octobre-2025</link>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a cent ans, le 12 octobre 1925, la France connaissait une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale in&#233;dite : ouvriers, enseignants, syndicalistes et militants pacifistes s'arr&#234;taient de travailler pour d&#233;noncer l'intervention militaire fran&#231;aise dans la r&#233;gion du Rif, au Maroc. Cette gr&#232;ve n'a certes pas bloqu&#233; l'&#233;conomie du pays, mais malgr&#233; une s&#233;v&#232;re r&#233;pression (deux gr&#233;vistes tu&#233;s, des centaines d'arrestations et de condamnations p&#233;nales) elle a mobilis&#233; entre 400 000 et 600 000 salari&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L150xH53/image-huma-3d931.png?1760198597' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='53' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH176/image-huma-b6614.png?1760198597' width='500' height='176' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il y a cent ans, le 12 octobre 1925, la France connaissait une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale in&#233;dite : ouvriers, enseignants, syndicalistes et militants pacifistes s'arr&#234;taient de travailler pour d&#233;noncer l'intervention militaire fran&#231;aise dans la r&#233;gion du Rif, au Maroc. Cette gr&#232;ve n'a certes pas bloqu&#233; l'&#233;conomie du pays, mais malgr&#233; une s&#233;v&#232;re r&#233;pression (deux gr&#233;vistes tu&#233;s, des centaines d'arrestations et de condamnations p&#233;nales) elle a mobilis&#233; entre 400 000 et 600 000 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir proclam&#233; une R&#233;publique ind&#233;pendante d&#232;s 1923 sous la direction d'Abd el-Krim, les forces rifaines avaient inflig&#233; plusieurs d&#233;faites s&#233;v&#232;res &#224; l'arm&#233;e espagnole &#8212; notamment &#224; Anoual en 1921 &#8212; et tenu t&#234;te &#224; la reconqu&#234;te espagnole tout en organisant une administration propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 1925, pouss&#233;s par l'intensification de la guerre et la pression militaire croissante, les combattants rifains avaient franchi la fronti&#232;re du protectorat fran&#231;ais, attaquant des postes militaires fran&#231;ais dans la r&#233;gion de l'Ouergha&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s fran&#231;aises retirent le commandement des troupes au g&#233;n&#233;ral Lyautey pour le confier en aout 1925 au Mar&#233;chal P&#233;tain. Apr&#232;s s'&#234;tre concert&#233; avec les autorit&#233;s espagnoles, P&#233;tain &#224; la t&#234;te de 150 000 soldats va d&#233;clencher une op&#233;ration massive en coordination avec 50 000 espagnols dirig&#233;s par le colonel Franco. Des bombardements intenses par l'artillerie et l'aviation vont avoir lieu et des gaz toxiques vont &#234;tre employ&#233;s par l'Espagne et la France qui vient pourtant de signer le Protocole de Gen&#232;ve en interdisant l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la m&#234;me p&#233;riode, une insurrection majeure &#233;clate aussi en Syrie sous mandat fran&#231;ais. D&#232;s juillet 1925, dans la r&#233;gion druze, Sultan al-Atrash et les nationalistes syriens lancent la Grande R&#233;volte contre la domination coloniale, revendiquant l'unit&#233; et l'ind&#233;pendance de la Syrie. Le soul&#232;vement se propage &#224; Damas, Hama, le Sud Liban&#8230; La r&#233;pression est brutale : bombardements de quartiers civils par l'arm&#233;e fran&#231;aise, des milliers de morts, villages d&#233;truits, et envoi de dizaines de milliers de soldats pour mater la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 octobre, dans tout le pays, les syndicats de gauche, des organisations ouvri&#232;res et de nombreux citoyens d&#233;noncent ces &#171; guerres imp&#233;rialistes &#187; et r&#233;clament la fin des hostilit&#233;s.&lt;br /&gt;
Quelque temps auparavant, plusieurs manifestes et appels sign&#233;s par des intellectuels se sont &#233;lev&#233;s contre la guerre du Rif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un manifeste important est celui d'Henri Barbusse, publi&#233; dans L'Humanit&#233; le 2 juillet 1925, sign&#233; par une centaine de noms dont des surr&#233;alistes comme Louis Aragon, Andr&#233; Breton, Paul &#201;luard, Ren&#233; Crevel, Robert Desnos, ainsi que Georges Duhamel, Paul Signac et d'autres. Ce texte affirme clairement un principe anticolonialiste, revendiquant le droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes, et d&#233;nonce la violence de la r&#233;pression comme inacceptable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les surr&#233;alistes, associ&#233;s au groupe Clart&#233; et au Parti Communiste Fran&#231;ais (PCF), ont notamment sign&#233; ensemble un tract intitul&#233; &#171; La r&#233;volution encore et toujours &#187;, positionnant ainsi la lutte contre la guerre du Rif au c&#339;ur de leur engagement politique et culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cent ans plus tard, nous rappelons que cette gr&#232;ve fut une voix collective contre le colonialisme &#8212; une voix que nous avons le devoir de faire vivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#171; tirailleurs s&#233;n&#233;galais &#187;, une m&#233;moire longtemps oubli&#233;e</title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/Les-tirailleurs-senegalais-une-memoire-longtemps-oubliee</link>
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		<dc:date>2025-08-27T12:13:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les &#171; tirailleurs s&#233;n&#233;galais &#187; &#233;taient des soldats, de l'infanterie coloniale recrut&#233;s de force, par la France &#224; partir de 1857 en Afrique subsaharienne, d'abord sous l'impulsion du gouverneur Louis Faidherbe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#171; tirailleurs s&#233;n&#233;galais &#187; &#233;taient des soldats, de l'infanterie coloniale recrut&#233;s de force, par la France &#224; partir de 1857 en Afrique subsaharienne, d'abord sous l'impulsion du gouverneur Louis Faidherbe. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si leur nom &#233;voque le S&#233;n&#233;gal, ils venaient de toute l'Afrique de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L150xH86/capture_d_e_cran_2025-08-27_a_14.16_15-96160.png?1756379688' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='86' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#171; tirailleurs s&#233;n&#233;galais &#187; &#233;taient des soldats, de l'infanterie coloniale recrut&#233;s de force, par la France &#224; partir de 1857 en Afrique subsaharienne, d'abord sous l'impulsion du gouverneur Louis Faidherbe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L424xH330/constellation_de_la_douleur-1cb65.jpg?1756379689' width='424' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; tirailleurs s&#233;n&#233;galais &#187; &#233;taient des soldats, de l'infanterie coloniale recrut&#233;s de force, par la France &#224; partir de 1857 en Afrique subsaharienne, d'abord sous l'impulsion du gouverneur Louis Faidherbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si leur nom &#233;voque le S&#233;n&#233;gal, ils venaient de toute l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique &#233;quatoriale fran&#231;aise (Mali, Burkina Faso, C&#244;te d'Ivoire, Guin&#233;e, B&#233;nin, Niger,...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces troupes ont &#233;t&#233; engag&#233;es sur de nombreuses op&#233;rations militaires par la France dans les campagnes de conqu&#234;tes coloniales ou contre les mouvements et guerres de lib&#233;ration (Alg&#233;rie, Indochine, Madagascar, Maroc). Ils furent des centaines de milliers &#224; participer aux deux guerres mondiales, au prix de lourds sacrifices et dans des conditions particuli&#232;rement difficiles. On estime que plus de 200 000 soldats originaires d&lt;span dir=&#034;RTL&#034; lang=&#034;AR-SA&#034; style=&#034;font-size:12.0pt&#034;&gt;'&lt;/span&gt;Afrique subsaharienne ont combattu durant la Premi&#232;re Guerre mondiale, et environ 150 000 pendant la Seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, malgr&#233; le r&#244;le important lors de ces 2 guerres, la m&#233;moire de ces combattants est longtemps rest&#233;e marginalis&#233;e en France : peu de monuments, peu de comm&#233;morations, et souvent un oubli dans la m&#233;moire collective*.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_214 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH287/capture_d_e_cran_2025-08-27_a_14.16_15-78c09.png?1756379689' width='500' height='287' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est pour combler en partie ce manque qu'une plaque a &#233;t&#233; inaugur&#233;e dans le parc du 26e centenaire &#224; Marseille, ville jumel&#233;e avec Dakar, pens&#233;e comme un hommage durable aux milliers de soldats venus d'Afrique subsaharienne d&#233;fendre la France et rappeler leur sacrifice lors des deux conflits mondiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La c&#233;r&#233;monie a r&#233;uni des repr&#233;sentants officiels et des membres de la communaut&#233; franco-s&#233;n&#233;galaise, et le geste a &#233;t&#233; soulign&#233; comme important face &#224; l'oubli dont ont souvent &#233;t&#233; victimes ces soldats dans la m&#233;moire collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivia Fortin, maire de secteur et repr&#233;sentante du maire de Marseille, a soulign&#233; : &#171; &lt;em&gt;c'est une page trop souvent m&#233;connue que nous comm&#233;morons ici.&lt;/em&gt; &#187;. &#171; &lt;em&gt;Pour ces hommes qui combattirent loin de leur terre natale, peu de souvenirs, peu de monuments &lt;/em&gt; &#187;, a-t-elle ajout&#233;, se r&#233;jouissant que Marseille, jumel&#233;e avec Dakar, ait d&#233;sormais un lieu permanent du souvenir dans le parc du 26e centenaire. Du c&#244;t&#233; s&#233;n&#233;galais, le grand chancelier Meissa Niang a d&#233;clar&#233; que &#171; &lt;em&gt;l'Afrique a toujours &#233;t&#233; au rendez-vous des combats pour la libert&#233; &lt;/em&gt; &#187;. Le consul g&#233;n&#233;ral du S&#233;n&#233;gal &#224; Marseille, Abdourahmane Koita, engag&#233; de longue date pour cr&#233;er un lieu de m&#233;moire, a rappel&#233; l'importance de ce geste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des discours officiels, les t&#233;moignages personnels ont soulign&#233; l&lt;span dir=&#034;RTL&#034; lang=&#034;AR-SA&#034; style=&#034;font-size:12.0pt&#034;&gt;'&lt;/span&gt;importance profonde de cette reconnaissance. Aida Diop, Franco-s&#233;n&#233;galaise, a t&#233;moign&#233; pour son oncle tirailleur, et cette reconnaissance est pour elle une mani&#232;re de soigner une blessure m&#233;morielle. &#034;&lt;em&gt;C'est tr&#232;s important pour moi, mon oncle a &#233;t&#233; tirailleur et l'histoire de ces hommes a &#233;t&#233; oubli&#233;e. &#199;a ne soigne pas toutes les blessures mais c'est un geste qui fait du bien&lt;/em&gt;&#034;. &#034;&lt;em&gt;La prochaine fois que je vais au S&#233;n&#233;gal, je raconterai cela &#224; mon oncle en allant sur sa tombe&lt;/em&gt;&#034;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est cependant regrettable que personne n'ait soulign&#233; la choquante contradiction entre le fait d'inaugurer une telle plaque alors que subsiste dans le m&#234;me arrondissement un boulevard G&#233;n&#233;ral Mangin, le th&#233;oricien de la &#171; force noire &#187; et de son importance dans les conqu&#234;tes coloniales, responsable au cours de l'offensive du Chemin des Dames en 1016-1917 de la mort de 7500 tirailleurs, qualifi&#233; alors par le d&#233;put&#233; s&#233;n&#233;galais Blaise Diagn&#233; de &#171; &lt;em&gt;broyeur et boucher de noirs&lt;/em&gt; &#187;**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela aurait peut-&#234;tre pu &#234;tre l'occasion de rappeler le massacre, par l'arm&#233;e coloniale fran&#231;aise en d&#233;cembre 1944 dans le Camp de Thiaroye*** de pr&#232;s de 200 tirailleurs, anciens prisonniers, qui r&#233;clamaient leur solde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas en glissant la poussi&#232;re sous le tapis que l'on nettoie la maison !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; Zohra Boukenouche et Alain Castan&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt; &lt;li&gt;Le film Indig&#232;nes de Rachid Bouchareb sorti en 2008 &#233;voque cette participation &#224; la 2&#232;me guerre mondiale.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;* Voir Boulevard du G&#233;n&#233;ral Mangin Guide du Marseille colonial pages 155-156 et sur le site &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/General-Mangin' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://guidedumarseillecolonial.fr/General-Mangin&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;* * Quelques r&#233;f&#233;rences sur le camp de Thiaroye : le film de Sembene Ousmane ; le livre Martin Mourre (pr&#233;f. Elikia M'Bokolo, postface Bob W. White), Thiaroye 1944 : Histoire et m&#233;moire d'un massacre colonial, Rennes, &#233;d. PUR ; le Dossier : il y a 80 ans, le massacre de Thiaroye sur Histoire coloniale et post- coloniale &lt;a href='https://histoirecoloniale.net/dossier-des-80-ans-du-massacre-des-tirailleurs/' rel=&#034;nofollow external&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;https://histoirecoloniale.net/dossier-des-80-ans-du-massacre-des-tirailleurs/&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La transformation d'une ancienne banque coloniale en magasin de pr&#234;t-&#224;-porter.</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;...Ainsi, le magasin Uniqlo Saint-Ferr&#233;ol n'est pas un simple espace commercial : il cristallise la survivance de traces coloniales dans le tissu urbain, r&#233;v&#233;lant les tensions entre patrimoine architectural, m&#233;moire coloniale et modernit&#233;.... &lt;br class='autobr' /&gt;
Le magasin Uniqlo du 17 rue Saint-Ferr&#233;ol &#224; Marseille occupe un b&#226;timent embl&#233;matique construit en 1919 par l'architecte Henri Ebrard, m&#234;lant les styles n&#233;obaroque et art nouveau, reconnaissable &#224; ses balcons sculpt&#233;s, sa grande horloge, sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/img_1391-r180-f0a56.jpg?1755268145' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;...Ainsi, le magasin Uniqlo Saint-Ferr&#233;ol n'est pas un simple espace commercial : il cristallise la survivance de traces coloniales dans le tissu urbain, r&#233;v&#233;lant les tensions entre patrimoine architectural, m&#233;moire coloniale et modernit&#233;....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/IMG/jpg/img_1390-r90.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH667/img_1390-r90-a0261.jpg?1755268145' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le magasin Uniqlo du 17 rue Saint-Ferr&#233;ol &#224; Marseille occupe un b&#226;timent embl&#233;matique construit en 1919 par l'architecte Henri Ebrard, m&#234;lant les styles n&#233;obaroque et art nouveau, reconnaissable &#224; ses balcons sculpt&#233;s, sa grande horloge, sa ferronnerie raffin&#233;e et son d&#244;me imposant.&lt;br /&gt;
Originellement, l'&#233;difice &#233;tait le si&#232;ge de la Compagnie Alg&#233;rienne, une grande banque commerciale fond&#233;e au XIXe si&#232;cle pour financer et accompagner la colonisation en Alg&#233;rie. Dans les ann&#233;es 1920, cette banque figurait parmi les dix plus puissantes de France et jouait un r&#244;le central dans l'&#233;conomie coloniale, op&#233;rant de part et d'autre de la M&#233;diterran&#233;e.&lt;br /&gt;
Apr&#232;s avoir h&#233;berg&#233; successivement la Compagnie Alg&#233;rienne, puis le Cr&#233;dit du Nord et la boutique Mango, le b&#226;timent a &#233;t&#233; repris en octobre 2021 par Uniqlo, qui y a install&#233; son deuxi&#232;me magasin marseillais. Occupant environ 1 100 m&#178; sur trois niveaux, la boutique met pleinement en valeur le patrimoine du b&#226;timent : ses balustrades, sa salle des titres, la grille monumentale orn&#233;e des initiales dor&#233;es &#171; C.A. &#187; pour &#171; Compagnie Alg&#233;rienne &#187; et le sol en mosa&#239;que orientaliste mais surtout la grande porte du coffre-fort situ&#233;e au sous-sol.&lt;br /&gt;
Au moment de l'ouverture, une plaque m&#233;morielle, install&#233;e pr&#232;s des cabines d'essayage, rappelait la cr&#233;ation du b&#226;timent par la Compagnie Alg&#233;rienne en 1919 et le succ&#232;s commercial de la banque, sans expliciter son r&#244;le dans la colonisation de l'Alg&#233;rie. Ce manque de mention explicite du pass&#233; colonial a men&#233; &#224; une r&#233;flexion critique sur la mani&#232;re dont l'histoire coloniale continue de fa&#231;onner l'espace urbain fran&#231;ais, souvent de mani&#232;re invisible, et sur la superposition des couches historiques et commerciales dans la ville de Marseille.&lt;br /&gt;
Paul Max Morin, docteur en science politique sp&#233;cialis&#233; en m&#233;moire coloniale, et ses &#233;tudiants ont men&#233; des recherches sur ce b&#226;timent. La Compagnie Alg&#233;rienne est un levier de la colonisation ayant permis de convertir les terres conquises par la France en capital productif. La banque s'affirme ensuite comme une grande banque commerciale implant&#233;e &#224; la fois en Afrique du Nord et en m&#233;tropole.&lt;br /&gt;
Le travail de recherche de Paul Max Morin et ses &#233;tudiants a amen&#233; Uniqlo &#224; commander l'installation d'une nouvelle plaque m&#233;morielle mentionnant cette fois l'histoire coloniale de la banque et du coffre. La municipalit&#233; de Marseille envisage en parall&#232;le de compl&#233;ter ce travail de m&#233;moire par la pose d'une plaque explicative &#224; l'ext&#233;rieur du b&#226;timent, permettant d'offrir une information historique accessible depuis la rue et renfor&#231;ant ainsi la connaissance de ce pan souvent occult&#233; de l'histoire locale.&lt;br /&gt;
Ainsi, le magasin Uniqlo Saint-Ferr&#233;ol n'est pas un simple espace commercial : il cristallise la survivance de traces coloniales dans le tissu urbain, r&#233;v&#233;lant les tensions entre patrimoine architectural, m&#233;moire coloniale et modernit&#233;. &lt;strong&gt;Ce cas illustre la n&#233;cessit&#233; de sortir de l'amn&#233;sie historique en revendiquant une m&#233;moire critique, o&#249; l'histoire coloniale se donne &#224; voir autant dans les murs que dans les pratiques quotidiennes de la ville.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;margin-bottom:11px&#034;&gt;&lt;a href='https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/07/17/a-marseille-un-temple-du-pret-a-porter-fait-son-inventaire-colonial_6621702_4500055.html' target=&#034;_blank&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/07/17/a-marseille-un-temple-du-pret-a-porter-fait-son-inventaire-colonial_6621702_4500055.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un puzzle colonial a &#233;t&#233; mis en vente par les Archives municipales de Marseille</title>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un puzzle : un outil p&#233;dagogique de propagande colonial &lt;br class='autobr' /&gt;
Le puzzle, loin d'&#234;tre un simple jeu d'enfant, est un produit direct de la valorisation de l'histoire coloniale et esclavagiste europ&#233;enne et de la volont&#233; de domination et de hi&#233;rarchisation des peuples. &lt;br class='autobr' /&gt;
Invent&#233; au 18e si&#232;cle par John Spilsbury, cartographe britannique, le puzzle &#171; dissected map &#187; &#233;tait d'abord un outil p&#233;dagogique destin&#233; &#224; la jeunesse de la bourgeoisie et de la noblesse. Mais il ne s'agissait pas d'apprendre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un puzzle : un outil p&#233;dagogique de propagande colonial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le puzzle, loin d'&#234;tre un simple jeu d'enfant, est un produit direct de la valorisation de l'histoire coloniale et esclavagiste europ&#233;enne et de la volont&#233; de domination et de hi&#233;rarchisation des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invent&#233; au 18e si&#232;cle par John Spilsbury, cartographe britannique, le puzzle &#171; dissected map &#187; &#233;tait d'abord un outil p&#233;dagogique destin&#233; &#224; la jeunesse de la bourgeoisie et de la noblesse. Mais il ne s'agissait pas d'apprendre innocemment la g&#233;ographie, il s'agissait de familiariser les enfants avec la cartographie du monde, d&#233;coup&#233;e selon les fronti&#232;res impos&#233;es par les puissances coloniales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s ses origines, le puzzle a donc servi &#224; mettre en avant la domination europ&#233;enne sur les continents colonis&#233;s, &#224; banaliser la possession de territoires et &#224; forger un imaginaire o&#249; l'Europe se place au centre du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants, en reconstituant l'Europe, l'Asie, l'Afrique ou l'Am&#233;rique, int&#233;graient d&#232;s leur jeune &#226;ge la l&#233;gitimit&#233; de l'expansion coloniale, apprenant &#224; consid&#233;rer ces terres et leurs peuples comme des objets &#224; s'approprier, &#224; d&#233;couper, &#224; contr&#244;ler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'industrialisation au 19e si&#232;cle, le puzzle s'est d&#233;mocratis&#233;, mais les th&#233;matiques coloniales ont persist&#233;, propageant dans la sph&#232;re ludique et &#233;ducative les st&#233;r&#233;otypes racistes et d&#233;shumanisants qui ont justifi&#233; l'oppression de millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les puzzles coloniaux, comme celui vendu par les Archives municipales de Marseille, tir&#233; de l'exposition coloniale de Marseille de 1906, ce puzzle fait l'&#233;loge de la colonisation fran&#231;aise &#224; Madagascar, ce ne sont pas simplement de simples vestiges du pass&#233; : ils constituent la trace mat&#233;rielle d'un syst&#232;me de pens&#233;e qui a construit la sup&#233;riorit&#233; europ&#233;enne et la domination imp&#233;riale, jusque dans les jeux d'enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, ville marqu&#233;e par l'histoire coloniale, on retrouve cette m&#233;moire dans le nom des rues, des monuments, ainsi que dans les deux expositions qui ont permis de mettre en sc&#232;ne la puissance de l'empire colonial fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commercialisation r&#233;cente de ce puzzle &#224; destination d'enfants d&#232;s 5 ans n'est pas un accident, c'est la preuve que l'imaginaire colonial continue d'impr&#233;gner nos institutions et nos espaces publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce puzzle, d&#233;nonc&#233; par des personnes et des collectifs antiracistes, exposait un homme noir caricatur&#233;, animalis&#233;, r&#233;duit &#224; un objet de moquerie et de domination. Sa mise en vente, sans contextualisation ni r&#233;flexion, participe &#224; la banalisation d'un h&#233;ritage raciste qui continue de blesser et d'exclure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette mobilisation, les archives municipales ont retir&#233; le puzzle de la vente, mais sans reconna&#238;tre ni prendre en compte la violence symbolique de l'acte. Ce retrait, obtenu sous la pression populaire, montre l'urgence d'une d&#233;colonisation des pratiques culturelles et &#233;ducatives. Il ne suffit plus de cacher les traces du pass&#233; : il faut les nommer, les d&#233;construire, et refuser que l'histoire coloniale continue d'&#234;tre banalis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;titrem&#034;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href='https://www.guidedumarseillecolonial.fr/IMG/pdf/lettre_archives_municipales_14_mars_puzzle_colonial.pdf' target=&#034;_blank&#034;&gt;Le comite&#769; antiraciste et antifasciste du quartier BelledeMai&lt;br /&gt;
Lettre archives municipales 14 mars puzzle colonial&lt;/a&gt; [pdf]&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le 5 juillet jour de l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie et les restes des traces coloniales &#224; Marseille </title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/Le-5-juillet-jour-de-l-independance-de-l-Algerie-et-les-restes-des-traces</link>
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		<dc:date>2025-07-02T16:37:30Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 5 juillet jour de l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie et les restes des traces coloniales &#224; Marseille &lt;br class='autobr' /&gt;
L'association &#171; Le Meilleur est avenir &#187; organise, en partenariat avec Les enfants de l'Amicale des Alg&#233;riens en Europe, la f&#234;te de l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie ce samedi 5 juillet 2025. Malheureusement, le nom de la rue o&#249; se tiendra cet &#233;v&#233;nement est celui du g&#233;n&#233;ral Cavaignac. Il y a peu de temps, &#224; proximit&#233;, se trouvait la rue Bugeaud, d&#233;sormais remplac&#233;e par le nom d'Ahmed-Litim, comme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L135xH150/evenement_pour_la_fe_te_de_l_inde_pendance_de_l_alge_rie_5_juillet_1962-5bc13.jpg?1751582991' class='spip_logo spip_logo_right' width='135' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 5 juillet jour de l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie et les restes des traces coloniales &#224; Marseille&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_208 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/IMG/jpg/evenement_pour_la_fe_te_de_l_inde_pendance_de_l_alge_rie_5_juillet_1962.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH554/evenement_pour_la_fe_te_de_l_inde_pendance_de_l_alge_rie_5_juillet_1962-97a62.jpg?1751582991' width='500' height='554' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'association &#171; &lt;strong&gt;Le Meilleur est avenir&lt;/strong&gt; &#187; organise, en partenariat avec Les enfants de l'Amicale des Alg&#233;riens en Europe, la f&#234;te de l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie ce samedi 5 juillet 2025. Malheureusement, le nom de la rue o&#249; se tiendra cet &#233;v&#233;nement est celui du g&#233;n&#233;ral Cavaignac. Il y a peu de temps, &#224; proximit&#233;, se trouvait la rue Bugeaud, d&#233;sormais remplac&#233;e par le nom d'Ahmed-Litim, comme cela avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fait pour l'&#233;cole il y a quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m&#233;moire, Louis Eug&#232;ne Cavaignac (1802-1857) est un militaire dont la carri&#232;re est li&#233;e &#224; la conqu&#234;te de l'Alg&#233;rie d&#232;s 1832. Il participe &#224; plusieurs op&#233;rations militaires, notamment contre les troupes de l'&#233;mir Abd el-Kader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e coloniale fran&#231;aise, sous la direction de Bugeaud et des officiers comme Cavaignac, m&#232;ne alors une guerre totale avec la destruction de villages, de r&#233;coltes, de silos, regroupement forc&#233; de populations civiles, afin d'affamer et de soumettre les tribus insoumises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 juin 1844, Cavaignac inaugure la pratique des &#171; enfumades &#187; contre les Sb&#233;has, plusieurs centaines de personnes sont asphyxi&#233;es dans les grottes o&#249; elles s'&#233;taient r&#233;fugi&#233;es, une m&#233;thode qui sera ensuite reprise par d'autres officiers fran&#231;ais. Cette strat&#233;gie brutale pour d&#233;loger et &#233;liminer les r&#233;sistants, est consid&#233;r&#233;e comme l'un des &#233;pisodes les plus violents de la conqu&#234;te coloniale fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1844, il participe &#224; la bataille d'Isly, affrontement contre les troupes marocaines alli&#233;es &#224; Abd el-Kader. Il est nomm&#233; gouverneur d'Alg&#233;rie, avant de devenir d&#233;put&#233; puis ministre de la Guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'insurrection ouvri&#232;re de juin 1848 &#224; Paris il r&#233;prime durement l'insurrection, faisant entre 3 000 et 5 000 morts et deviendra Mar&#233;chal de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 f&#233;vrier 2021, un collectif &#171; &lt;strong&gt;Pour une m&#233;moire apais&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &#187; a adress&#233; un courrier au maire de Marseille pour demander que les noms du mar&#233;chal Thomas Robert Bugeaud et du g&#233;n&#233;ral Louis Eug&#232;ne Cavaignac soient supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons plus accepter que soient honor&#233;es des figures ayant activement particip&#233; &#224; la colonisation, &#224; la traite n&#233;gri&#232;re ou &#224; des politiques racistes li&#233;es &#224; l'oppression coloniale. Maintenir des noms de rues c&#233;l&#233;brant ces individus entretient une m&#233;moire douloureuse pour les descendants des populations concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rebaptiser ces rues c'est reconna&#238;tre publiquement les souffrances caus&#233;es par la colonisation et l'esclavage, et ouvre la voie &#224; un travail de r&#233;paration symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les noms de rue ne sont pas fig&#233;s, ils devraient refl&#233;ter les choix de m&#233;moire d'une soci&#233;t&#233;, les changer, c'est affirmer que l'on souhaite d&#233;sormais honorer d'autres personnages ou &#233;v&#233;nements. C'est aussi permettre de donner de la visibilit&#233; &#224; des personnalit&#233;s diff&#233;rentes, &#224; des r&#233;sistants anticoloniaux ou &#224; des figures locales m&#233;connues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les noms de rue ne devraient pas servir &#224; garder la m&#233;moire de criminels, mais &#224; garder la m&#233;moire des h&#233;ros et &#224; les c&#233;l&#233;brer.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;a href='https://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/bugeaud-cavaignac-marseille/127634?fbclid=IwY2xjawLSNv5leHRuA2FlbQIxMQABHoaYhWRT6nX9NbLbwJ_qWnmOFJBEkLbFc0GXX2w3i_040q6_KG1gHwcY1Fzt_aem__FHHxHpBaHzdCq_VN0VTUg&amp;sfnsn=scwspwa' target=&#034;_blank&#034;&gt;P&#233;tition Bugeaud/Cavaignac a Marseille ce n'est plus possible&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il n'y a qu'un 8 mai 1945</title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/Il-n-y-a-qu-un-8-mai-1945</link>
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		<dc:date>2025-05-07T14:32:47Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 8 mai 1945, alors que l'Europe exulte, une autre histoire se joue en Alg&#233;rie. Ce jour-l&#224;, des manifestations pacifiques sont organis&#233;es &#224; S&#233;tif, Guelma, Kherrata et dans la r&#233;gion par des militants nationalistes alg&#233;riens, notamment les Amis du Manifeste et de la Libert&#233; (AML) et le Parti du Peuple Alg&#233;rien..... &lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'y a qu'un 8 mai 1945 : une date unique, mais dont l'histoire s'&#233;crit en plusieurs r&#233;cits. Si, en France et dans la plupart des pays d'Europe, le 8 mai marque la victoire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L150xH106/drapeau_8_mai_1945_bouzid_saal_3_muse_e_du_moudjahid_de_se_tif_-55875.jpg?1746789509' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 8 mai 1945, alors que l'Europe exulte, une autre histoire se joue en Alg&#233;rie. Ce jour-l&#224;, des manifestations pacifiques sont organis&#233;es &#224; S&#233;tif, Guelma, Kherrata et dans la r&#233;gion par des militants nationalistes alg&#233;riens, notamment les Amis du Manifeste et de la Libert&#233; (AML) et le Parti du Peuple Alg&#233;rien.....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'y a qu'un 8 mai 1945 : une date unique, mais dont l'histoire s'&#233;crit en plusieurs r&#233;cits. Si, en France et dans la plupart des pays d'Europe, le 8 mai marque la victoire des Alli&#233;s sur l'Allemagne nazie et la fin des combats en Europe, c&#233;l&#233;br&#233;e chaque ann&#233;e par des hommages officiels et des comm&#233;morations publiques, cette date rev&#234;t une tout autre signification pour d'autres populations, notamment en Alg&#233;rie, alors colonie fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1939, la France mobilise massivement les hommes issus de son empire colonial pour combattre l'Allemagne nazie. Pr&#232;s de 340&#8239;000 soldats coloniaux sont affect&#233;s aux arm&#233;es fran&#231;aises au d&#233;but du conflit, dont 70&#8239;000 d'Afrique du Nord et entre 40&#8239;000 et 65&#8239;000 d'Afrique subsaharienne engag&#233;s lors de la campagne de France en 1940. Les troupes coloniales sont compos&#233;es de tirailleurs s&#233;n&#233;galais, maghr&#233;bins, malgaches, indochinois, antillais, r&#233;unionnais, et d'autres originaires de l'ensemble de l'empire fran&#231;ais. L'arm&#233;e coloniale repr&#233;sente alors plus d'un quart des effectifs fran&#231;ais mobilis&#233;s pendant la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le 8 mai 1945, alors que l'Europe exulte, une autre histoire se joue en Alg&#233;rie. Ce jour-l&#224;, des manifestations pacifiques sont organis&#233;es &#224; S&#233;tif, Guelma, Kherrata et dans la r&#233;gion par des militants nationalistes alg&#233;riens, notamment les Amis du Manifeste et de la Libert&#233; (AML) et le Parti du Peuple Alg&#233;rien.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_204 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/IMG/png/carte_massacre_se_tif__guelma__kherrata__1945.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH410/carte_massacre_se_tif__guelma__kherrata__1945-d54b6.png?1746789509' width='500' height='410' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; S&#233;tif, la police tire sur les manifestants qui brandissent le drapeau alg&#233;rien, interdit &#224; l'&#233;poque, tuant un jeune homme, Saal Bouzid, et d&#233;clenchant une vague de violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pression qui s'ensuit est d'une violence extr&#234;me : l'arm&#233;e fran&#231;aise, soutenue par des milices locales, m&#232;ne une v&#233;ritable op&#233;ration de guerre contre des civils, utilisant l'aviation, l'artillerie et des ex&#233;cutions sommaires. Les estimations du nombre de morts alg&#233;riens varient de 1&#8239;165 (chiffre officiel) &#224; 15&#8239;000, 30&#8239;000 ou 45 000 selon les historiens, en raison de la dissimulation et de la destruction des corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour des soldats alg&#233;riens, apr&#232;s avoir combattu pour la France, est un choc : beaucoup retrouvent des familles d&#233;cim&#233;es et une soci&#233;t&#233; traumatis&#233;e. La r&#233;pression du 8 mai 1945 &#224; S&#233;tif joue un r&#244;le majeur dans la radicalisation du mouvement nationaliste et marque une rupture profonde avec la France coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce crime colonial est souvent consid&#233;r&#233; comme le point de d&#233;part de la guerre d'ind&#233;pendance alg&#233;rienne, d&#233;clench&#233;e neuf ans plus tard. Il illustre l'incapacit&#233; du syst&#232;me colonial &#224; r&#233;pondre aux aspirations d'&#233;mancipation des peuples colonis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la guerre, la d&#233;mobilisation des troupes coloniales touche tout l'empire. Les soldats coloniaux d&#233;couvrent que leurs pensions sont bien inf&#233;rieures &#224; celles de leurs camarades europ&#233;ens, parfois r&#233;duites du tiers ou de la moiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de novembre 1944, les tirailleurs africains sont ramen&#233;s au S&#233;n&#233;gal. Ils sont regroup&#233;s au camp de Thiaroye, pr&#232;s de Dakar, et d&#233;sarm&#233;s. N'ayant re&#231;u aucune solde durant la guerre, on ne leur versera qu'une petite partie de leurs indemnit&#233;s. Ils r&#233;clament alors le paiement du compl&#233;ment qui leur est d&#251;. Ils seront massacr&#233;s par surprise, au petit jour, par les troupes coloniales et la gendarmerie fran&#231;aise&#8239;le premier d&#233;cembre 1944. Le nombre de morts est &#233;valu&#233; &#224; plusieurs dizaines ou plusieurs centaines suivant les sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 23 novembre 1946, l'arm&#233;e fran&#231;aise va bombarder Haiphong, au Vi&#234;t-Nam, suite &#224; l'ind&#233;pendance proclam&#233;e par Ho Chi Minh. Ce sont les paillotes o&#249; vivent des civils qui seront particuli&#232;rement vis&#233;es par les obus des navires de la marine fran&#231;aise. Le nombre de morts est &#233;valu&#233; entre plusieurs centaines et vingt mille suivant les sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de mars 1947, &#224; Madagascar, &#233;clate une r&#233;volte contre l'ordre colonial. Les soldats qui avaient particip&#233; aux combats aux cot&#233;s des fran&#231;ais, croyaient aux promesses d'ind&#233;pendance. Pour le peuple malgache il n'y a eu aucun changement : travail forc&#233;, code de l'indig&#233;nat, justice coloniale arbitraire, racisme d'Etat &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au soul&#232;vement, l'arm&#233;e fran&#231;aise va proc&#233;der &#224; un massacre de masse. Le nombre de morts est &#233;valu&#233; entre 40 000 et 100 000, suivant les sources. Depuis 1967, le 29 mars est d&#233;cr&#233;t&#233; jour de deuil national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 mai 1945 porte donc deux significations majeures et tr&#232;s diff&#233;rentes selon les perspectives historiques et g&#233;ographiques : un jour de victoire et de f&#234;te pour certains, et, l'autre 8 mai 1945, un jour de trag&#233;die et de m&#233;moire douloureuse pour d'autres. Cette date illustre la complexit&#233; de l'histoire : une m&#234;me journ&#233;e peut &#234;tre v&#233;cue et comm&#233;mor&#233;e de fa&#231;on radicalement oppos&#233;e, selon les regards port&#233;s sur le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;C'est bien l'autre 8 mai 1945 qui annonce la fin de l'empire colonial fran&#231;ais.&lt;/h3&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ha&#239;ti, pays m&#234;l&#233; mais pays debout</title>
		<link>https://guidedumarseillecolonial.fr/Haiti-pays-mele-mais-pays-debout</link>
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		<dc:date>2025-02-04T11:34:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 2025, il y aura deux-cents ans qu'Ha&#239;ti a &#233;t&#233; somm&#233; de rembourser une dette colossale &#224; la France en &#233;change de la reconnaissance de son ind&#233;pendance. Le pays a d&#251; emprunter et le remboursement a pes&#233; lourdement sur ses finances jusqu'au milieu du XXe si&#232;cle. Depuis plusieurs ann&#233;es, des voix, en Ha&#239;ti et &#224; l'ONU, r&#233;clament r&#233;paration et restitution.... &lt;br class='autobr' /&gt;
En cette ann&#233;e 2025, il y aura deux-cents ans qu'Ha&#239;ti a &#233;t&#233; somm&#233; de rembourser une dette colossale &#224; la France en &#233;change (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://guidedumarseillecolonial.fr/-Actualites-" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L106xH150/8-fe_vrier-2025-haiti-51fbd.jpg?1738719814' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 2025, il y aura deux-cents ans qu'Ha&#239;ti a &#233;t&#233; somm&#233; de rembourser une dette colossale &#224; la France en &#233;change de la reconnaissance de son ind&#233;pendance. Le pays a d&#251; emprunter et le remboursement a pes&#233; lourdement sur ses finances jusqu'au milieu du XXe si&#232;cle. Depuis plusieurs ann&#233;es, des voix, en Ha&#239;ti et &#224; l'ONU, r&#233;clament r&#233;paration et restitution....&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://guidedumarseillecolonial.fr/IMG/jpg/8-fe_vrier-2025-haiti.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://guidedumarseillecolonial.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/8-fe_vrier-2025-haiti-bc442.jpg?1738719814' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En cette ann&#233;e 2025, &lt;strong&gt;il y aura deux-cents ans &lt;/strong&gt;qu'Ha&#239;ti a &#233;t&#233; somm&#233; de rembourser une dette colossale &#224; la France en &#233;change de la reconnaissance de son ind&#233;pendance. Le pays a d&#251; emprunter et le remboursement a pes&#233; lourdement sur ses finances jusqu'au milieu du XXe si&#232;cle. Depuis plusieurs ann&#233;es, des voix, en Ha&#239;ti et &#224; l'ONU, r&#233;clament r&#233;paration et restitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; Mam'Ega, l'association Mamanth&#233;, l'association franco-ha&#239;tienne d'&#233;changes et de solidarit&#233;s (AFHES), Transit Librairie, en collaboration avec l'association Macaya, re&#231;oivent le &lt;strong&gt;Dr Jacques Nesi &lt;/strong&gt;qui pr&#233;sentera son livre Ha&#239;ti : &lt;em&gt;&lt;strong&gt;la fabrique d'une communaut&#233; de semblables&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, suivi d'une conf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ha&#239;ti, pays m&#234;l&#233; mais pays debout&lt;br /&gt;
Samedi 8 f&#233;vrier 2025 &#224; 18h00&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&#034;text-align: center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bar Restaurant Bien-venu&lt;br /&gt;
1 boulevard Paul Claudel&lt;br /&gt;
Quartier Dromel&lt;br /&gt;
13009 Marseille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivi du partage de la &#171; &lt;strong&gt;SOUP JOUMOU&lt;/strong&gt; &#187; qui est la soupe de l'ind&#233;pendance f&#234;t&#233;e de cette mani&#232;re depuis le 1er janvier 1804&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ha&#239;ti, c'est &lt;strong&gt;la premi&#232;re R&#233;publique Noire du monde&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la lutte arm&#233;e, les ha&#239;tiens ont obtenu l'abolition de l'esclavage et, le 1er janvier 1804, ils ont cr&#233;&#233; une r&#233;publique ind&#233;pendante suite &#224; leur victoire sur l'arm&#233;e de Napol&#233;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ha&#239;ti est le premier pays du monde o&#249; le peuple mis en esclavage s'est lib&#233;r&#233; et a pris le pouvoir des esclavagistes. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1825, la France veut remettre en cause cette ind&#233;pendance. Le roi Charles X organise une exp&#233;dition militaire et impose au pays de payer des indemnit&#233;s &#224; tous les colons anciens propri&#233;taires d'esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la R&#233;volution en Ha&#239;ti et la lib&#233;ration du colonialisme fran&#231;ais le 1er janvier 1804, la soup joumou repr&#233;sentait la libert&#233;, l'&#233;mancipation et l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr JOLIVERT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mona Georgelin&lt;br /&gt;
Association Mamanth&#233;&lt;br /&gt;
Promotion de la culture afro-carib&#233;enne&lt;br /&gt;
Acc&#232;s &#224; la culture pour tous&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le comit&#233; Mam'ega : Jean Marc 0679278438&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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